When I was 5 years old, my mom always told me that happiness was the key to life. When I went to school, they asked me what I wanted to be when I grew up. I wrote down 'happy.' They told me I did not understand the assignment, I told them they did not understand life.

When I was 5 years old, my mom always told me that happiness was the key to life. When I went to school, they asked me what I wanted to be when I grew up. I wrote down 'happy.' They told me I did not understand the assignment, I told them they did not understand life.
Un premier mois qui touche à sa fin... Je me sens un peu triste et nostalgique car c'était vraiment une classe super.
Certes, nous avons beaucoup rigolé, mais nous avons aussi beaucoup travaillé. Nos projets finaux seront présentés Mardi. Le notre est une grande première, jamais réalisé avant, tous les scientifiques, professeurs et élèves de PhD attendent nos résultats. Un peu la pression, mais pour le moment, nos résultats sont cohérents et devraient faire un peu avancer la recherche sur la sauvegarde et la réaction des 'salt marshes' (marais salants) aux influences anthropogéniques. Nous avons bien travaillé.

Le mois prochain, c'est Marine GIS. Geographic Information System est un logiciel assez complexe qui permet énormément de choses dans les sciences marines, la préservation de l'environnement etc... Il nous permet de construire les fonds marins, les cotes avec précisions, de traquer des espèces marines et d'en déduire leur comportement, etc... Et oui, vous l'aurez compris, finit les journées sur le terrain, dites bonjour aux journées passées sur le campus devant un écran d'ordinateur. Ca craint, mais au final, ça sera utile, beaucoup de boulots demandent de connaitre GIS. De plus, on est que 6 dans la classe. On se connait tous donc l'ambiance sera assez sympa, mais bon...

Sergio va beaucoup me manquer. Mais à moitié car.... je vais travailler pour lui! Le projet sur lequel nous travaillons maintenant n'est qu'a moitié terminé pour des raisons de temps, et donc il a embauché deux étudiants pour finir les traitements et analyses des données... dont moi. Je suis ravie, travailler pour Sergio, être payée et gagner en expérience de laboratoire. Je commence le 1er Octobre.

J'ai aussi commencé à regarder des stages pour cet été, mais c'est toujours le même problème: soit c'est tout l'été, soit c'est réservé aux citoyens US. Et je ne veux ou suis ni l'un ni l'autre. Sergio a mentionné rapidement une possibilité de continuer quelques recherches cet été avec lui, donc on verra où tout ceci nous mène. Mais en temps normal, Sergio n'est pas trop "laboratoire," donc je ne pense pas que je puisse travailler encore pour lui au prochain semestre. Enfin on verra ;) Cet été, j'ai aussi envie de faire un treck quelque part, j'ai envie de pousser ma zone de confort et de voir jusqu'où je peux aller. Ce semestre va me donner un petit aperçu, entre la classe de Sergio où on est couverts de boue toute la journée, et ces semaines futures au Belize dans un confort digne de Robinson. On verra, l'été est loin.

J'ai aussi commencé à regarder les écoles pour "après" mais ça m'a fichu un énorme coup de stress donc je pense que je vais pas y revenir avant quelques temps. Car je n'ai absolument aucune idée de ce que je veux faire, ni comment, ni où. Il faut que j'aille parler avec Rick, mon academic advisor.

# Posté le samedi 26 septembre 2009 12:31

Modifié le dimanche 27 septembre 2009 17:52

Team HardCore *

Team HardCore *
Me voila de retour à Boston pour cette troisième année, Junior year. Ca y est, je fais partie des grands maintenant. Et pourtant, j'ai l'impression que la première année était hier.

Ce semestre est particulier pour moi, car je fais le "Marine Semester," un semestre entièrement basé sur les sciences marines. Tout cela est intensif. Au lieu d'avoir 4 cours pendant 4 mois, j'en ai un différent chaque mois.

Ce mois ci: Estuaries and Nearshore systems.
Cela n'a commencé qu'il y a deux jours, et je suis déja épuisée mais ravie en même temps. Deux jours de cours, deux jours passés sur le terrain. Reveil aux aurores, la ville est encore calme. Il fait frais, il est 7h du matin et une dizaine d'élève se dirigie vers le même van garé derrière les batiments. Mon équipe et une autre partons direction Rowley, à une heure de route au nord de Boston, là où se situe notre site d'étude et nos laboratoires.
Nous dépendons de la marée, il faut y être avant elle. Et on est dehors, on est contents. Notre job est de prendre des carottes de sédiments ("cores"). On commence nos prélèvements, on se salit, on est couverts de boue mais on sourit, parce qu'on n'échangerait ça contre rien au monde. On fait ce qu'on aime, et on apprend sur le terrain et pas dans les bouquins. On prend le soleil, on est mangés par les moustiques, certains tombent dans les rivières, et on rigole, et le prof prend des photos.

L'après-midi c'est laboratoire. Situé sous une maison destinées à loger les étudiants de passage pour l'été ou à l'année, nous disposons de tous les instruments et du confort necessaire. On grignotte au soleil, on se fait une partie de billard avec Sergio, le professeur qu'on considère plutôt comme un équipier de travail avec qui l'on peut rigoler. Puis on se rend au laboratoire. On apprend des procédures, on trie, on lave nos échantillons. Petit compétition fille/garçon, et évidemment, nous gagnons. Mauvais perdant, Sergio commence une bataille d'eau. Giulio, un grad student suit le mouvement. Sergio et moi, on est amis, lui Italien, moi Francaise, liés par les valeurs Européennes et surtout, le système métrique. On pourrait dire que j'ai un "teacher crush" avec Sergio. Il est génial, très accessible, prêt à répondre aux interrogations ou à se mettre à notre place. Parfois, c'est nous qui lui apprenons des choses. Lui qui n'est "que" géomorphologique est ravi d'apprendre des procédés de laboratoire que nous connaissions d'avant.

Il est 4pm, il est temps de rentrer. On sèche au soleil, on joue une partie de volleyball rapidement en attendant que tout le monde soit prêt, et on rentre sur le campus, en dormant dans le van. On s'est tous fait dévorer par les moustiques. Mais on voit les autres sortir de cours, et on se dit que vraiment, on a de la chance. Epuisés mais heureux,et hâte d'y retourner dès mardi. On oublie vite ce que c'est que d'être dans une salle de classe.

# Posté le mardi 01 septembre 2009 10:17

Modifié le mardi 08 septembre 2009 18:15

Wind in my hair, I feel part of everywhere, Underneath my being is a road that disappeared ...

Wind in my hair, I feel part of everywhere, Underneath my being is a road that disappeared ...
Je ne peux pas expliquer les raisons exactes de mon amour pour l'eau et l'océan. C'est physique. Une fois la panique des premières plongées passée, tout devient différent. Quand on plonge, on se sent comme un ange. Tout notre poids est libéré.

La plongée est sensorielle. Respirer sous l'eau est l'une des sensations les plus fascinantes et intriguantes qui soit imaginable. Respirer devient comme une mélodie rythmée d'inhalations et d'exhalations. Les craquements et petits mouvements des poissons ou des crustacés s'harmonisent avec le rythme de nos bulles qui remontent à la surface.
Rapidement, nos poumons sont habitués et nous permettent enfin de controler notre flottabilité, et ça y est, nous sommes entre deux eaux. Et comme dans nos rêves, nous volons. Nous devenons un oiseau dans le ciel.

La descente est terrifiante. On ne voit pas le fond, on ne sait ni où ni sur quoi on va atterir. Puis, quelques 15 mètres plus bas, nous y voila. On ne voit pas grand chose, les courants sont forts, le sable vole, mais cela rend les sensations encore plus intenses. On devient conscient de tout notre corps et de notre environnement. Et puis on vole. Et même avec une visibilité limitée, cela reste quand même magique.
On navigue tout doucement dans ce monde qui nous accueille temporairement, on observe et on respecte. On s'émerveille. Des rascasses, des poulpes, des seiches, et quelques rares hippocampes nous rendent visite. On évite les oursins. Les anémones laissent leur branches flotter au rythme du courant. On admire les nudibranches, minuscules limaces de mer, mais sublimes néanmoins. On passe sous les arches, on découvre un nouveau monde. On ne touche pas le sol, on ne fait que survoler.

Puis vient le temps de la remontée. Comme arrachés du paradis, on réalise que notre temps est limité. On atterit. Et on se dit "si seulement j'avais plus d'air!" On aimerait y rester des heures et des heures, là-dessous. On ne remonte rien, ce monde doit rester tel qu'il est. La nature fera le reste.
Le retour à la réalité est brutal. Notre corps doit une nouvelle fois s'habituer à tous ces changements de pressions. Le son des vagues qui claquent la surface commence à nous parvenir. La lumière devient plus intense. L'eau se réchauffe. On arrive même à voir la différence de température entre les eaux. Instant magique. Tout le bruit revient à nous comme un boomerang. On était si bien là-bas. Mais sur le bateau du retour, on sourit quand même. Nos cheveux, blondis par le soleil, sentent la mer & notre peau transpire le sel. On se dit que forcément, la mer n'a pas fini de nous voir. On reviendra. Alors on ferme les yeux, on prend un grand souffle, et on lui dit à bientôt.

# Posté le vendredi 31 juillet 2009 15:18

Modifié le vendredi 31 juillet 2009 15:34

Enhorabuena campeona eres la mejor del mundo -

Enhorabuena campeona eres la mejor del mundo -
Elle est, et restera, la Reine Espagnole. Et aujourd'hui, elle a impressionné plus que jamais.
Une performance pleine d'émotion, des larmes incontrolâbles durant le verdict. Oui elle la mérite, cette médaille d'or. Elle se fiche de l'argent. Le Cygne l'a emporté contre la Ray-ne.

Elle qui semblait tellement forte, tellement confiante, la voila qui craque au moment où le monde à les yeux tournés vers elle. Et le monde pleure avec elle. Le monde ne la connait pas, mais le monde la comprend, le monde la soutient. Le Cygne était sublime mais ne faisait que survoler cette eau bleue. Ray était présent avec nous, pour aider la Reine dans sa tâche. La Reine a donné tout ce qu'elle avait, elle nous a fait trembler, elle habitait cette eau.
Mais cela n'a pas suffit, le Cygne a eu la victoire, encore une fois, grâce au Pouvoir. La Reine avait fait tomber le Cygne lors d'une dernière confrontation, mais ici, cela n'a plus suffit. Les changements seront durs, la hiérarchie est trop établie, le Cygne est indétronable. Et c'est injuste.

La Reine a craqué. Cette image de confiance et de force s'effondre pour laisser place à une Reine désemparée, impuissante et inconsolable. Le monde ne s'en remet pas, elle qui semblait si forte. Mais après tout, la Reine est aussi humaine. Le monde regarde la Reine en images, et elle ne peut contenir ses larmes. Alors le monde continue de pleurer avec elle. Le monde aimerait que la Reine sache qu'elle a un support inébranlable. Mais c'était sa dernière chance. Le monde n'y croit plus, car la Reine va bientôt céder sa place. La Reine a perdu sa dernière bataille solitaire. Et le monde se dit amèrement qu'en effet, Yesterday, all her troubles seemed so far away.

Mais la Reine restera la Reine. Déja le monde l'admire, le monde en reparle. Des murmures se propagent, la Reine ne cédera peut-être pas sa place de sitôt. Et tout cela commence dès maintenant. La Reine chercherait-elle une dernière revanche contre l'invincible Cygne? Le monde ne l'attendait plus, le monde pensait qu'elle allait s'effacer jusqu'au lendemain.
Mais digne d'un phénix, la voila qui marche sur ce même podium où, il y a quelques heures, elle avait versé ses larmes de douleurs. La voila qui marche, fièrement, déterminée, la tête haute, le sourire en coin et une confiance revenue. Une beauté froide. Un regard à droite, un regard à gauche, elle glace les foules & fixe le Pouvoir. La Reine est encore là, et elle n'a pas dit son dernier mot. La Reine est prête à faire tomber les obstacles. Un dernier souffle, un dernier regard, et la Reine replonge déjà pour une nouvelle bataille.

Le monde, et surtout la Nageuse, ont découvert en la Reine un nouveau modèle. Certes, la Reine aura fait pleurer la Nageuse, mais la force mentale de la Reine est extraordinaire, et inspire la Nageuse. Inspire la Nageuse à se donner corps et âme dans ce sport magnifique et rempli d'émotions mais surtout inspire la Nageuse à se construire un mental inébranlable, et un but bien précis. La Nageuse veut elle aussi habiter sa musique. La Nageuse a enfin trouvé ce modèle d'inspiration qu'elle avait tant cherché pendant ces années. La Nageuse remercie la Reine, en qui elle a trouvé une inspiration sans failles. La Reine aura marqué son temps, aura touché le monde et aura innové.

Gemma, muchas gracias por su extraordinario desempeño. Para nosotros, usted es el campeón del mundo. Usted es el oro.

# Posté le jeudi 23 juillet 2009 17:12

Modifié le vendredi 24 juillet 2009 04:49

The water is my sky.

The water is my sky.
Synchronized swimming: From the outside looking in, you can't understand it. From the inside looking out, you can't explain it.


Ah la synchro. Je ne vais pas vous ressortir le même discours encore & encore, mais qu'est ce que j'aime ça. Ces quelques semaines passées avec Emeline et les filles de Montpellier font réfléchir. Elles me manquaient les filles. On sort beaucoup ensembles, et Emeline est vraiment une bonne coach. Elle est exigeante, et elle sait ce qu'elle veut de ses filles. Et c'est ça qui m'a manqué ces deux dernières années. Alors j'y pense, je me dis que ça aurait été bien que je reste pour pouvoir m'améliorer, mais après je relativise, et je me dis qu'on ne peut pas tout avoir. De toute manière, nous allons avoir une nouvelle coach cette année aux USA, qui je pense, vaut Emeline. & là, je suis vraiment bien motivée, et j'espere transmettre cette motivation à mes équipières. Elle s'appelle Genia Gillan, elle était coach de la meilleure équipe de la région, et a coaché sa fille qui nage maintenant pour Ohio State. D'après ce que j'ai entendu, elle est dure, mais je pense vraiment, et j'espère du fond du coeur, que je vais pouvoir progresser là où je le veux. Elle est connue dans le pays, et je crois que maintenant, tous mes espoirs reposent sur elle. Je veux améliorer ma performance au niveau régional et national, gagner en fluidité au niveau des mouvements de jambes, et améliorer mes vrilles. Tous mes espoirs reposent sur elle, et j'espère vraiment qu'elle va changer les choses.
Ensuite concernant l'équipe, il est vrai que tout le contexte est différent. Ici, il y a les parents, il y a la voiture, il y a surtout l'argent. C'es vrai que c'est tout de suite plus facile pour faire plein d'activités. C'est vrai que cette année, j'ai été trop occupée du côté administratif pour pouvoir en plus organiser beaucoup d'activités pour l'équipe. Du coup, on n'a pas fait beaucoup de choses, mais j'avais quand même une super équipe. Je pense aussi que la barrière de la langue peut etre difficile pour moi parfois. Bref. Ici, j'ai la voiture, je bosse, j'ai mon argent et on peut vraiment bouger là où on veut. Là-bas, on est livrées à nous meme, on va a l'entrainement à pied, on a généralement pas beaucoup d'argent, on économise comme on peut, les déplacements sont plus durs. L'an prochain, j'aurais mon appartement donc je pense qu'il sera sans doute plus facile d'organiser des petites soirées synchro. Mais c'est vrai que bon, à chaque fois que je reviens en France, c'est que du bonheur :) Mais encore une fois, c'est pas vraiment comparable.




# Posté le vendredi 03 juillet 2009 11:35

Modifié le dimanche 05 juillet 2009 14:26